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Cancer de la vessie - Polype de la vessie

Mode de découverte

Hématurie macroscopique terminale (sang dans les urines)

Signes d irritation vésicale

–Pollakiurie
–Besoins impérieux
–Brûlures mictionnelles
plus rarement infections urinaires récidivantes

 

 

Le Bilan comporte le plus souvent 3 examens

 

• Echographie urinaire
• Un Uroscanner ou une urographie intraveineuse
• Une fibroscopie vésicale appareille permettant de voir l’intérieur de la vessie sous anesthésie locale

 

 

Il existe 3 formes de prise en charge et pronostic très différentes

 

1. les polypes superficiels (80% des tumeurs)
Ils colonisent les couches superficielles de la vessie
La plupart ne pose que le problème de récidive locale

 

2. le carcinome in situ (5% des cas)
Il accompagne souvent une lésion infiltrante de haut grade
Et possède un fort potentiel de récidive

 

3. tumeur infiltrante de vessie (20% des tumeurs de vessie)
pénètre dans le muscle vésical avec un risque important de d’extension en dehors de la vessie

 


 

 


Le traitement

 


La résection endo urèthrale de vessie

 

La résection endo-urèthrale de vessie est utilisée en première intention quelque soit le stade suspecté
Elle permet d’enlever la tumeur par les voies naturelles et permet son analyse afin d’être classifiée en tumeur infiltrante ou non infiltrante.

 

• Technique
Intervention faite sous anesthésie générale ou loco régionale
Introduction par l’urèthre d’un résecteur muni d’une camera permettant de découper le polype
En fin de procédure une sonde urinaire double courant est placée dans la vessie permettant des lavages.

 

• Suites habituelles
La sonde est laissée entre 1 et 3 jours en fonction de la couleur des urines et l’importance de la résection.
A l’ablation de la sonde il persiste souvent un petit saignement pendant 1 à 2 semaines avec des brûlures en urinant ainsi qu’une augmentation de la fréquence des urines.

 

• Risque et complication

Infection urinaire 5 à 10%
Saignement persistant nécessitant le maintient de la sonde, une transfusion ou une reprise chirurgicale
Plaie vésicale nécessitant un geste immédiat de chirurgie ouverte.

 


 
Les instillations endovésicales

 

Il s’agit d’agents pharmacologiques injectés dans la vessie pour prévenir les récidives dans les cas de tumeur superficielle de la vessie. Le produit est choisi en fonction du potentiel de récidive (stade et grade tumoral).


 Deux types d’agents sont utilisés :
• La mitomycine C, produit de chimiothérapie
 8 instillations a raison d’une par semaine pendant 8 semaines
 le plus souvent très bien toléré, quelque réaction allergique ( urticaire)


• Le BCG, immunothérapie
6 + 3 instillations (1 par semaine 6 semaines puis contrôle endoscopique et 3 instillations de rappel)
Il entraîne parfois des effets secondaires locaux (cystite), et généraux (fièvre) qui doivent être signalés au médecin et conduire à une adaptation ou arrêt du traitement.

 


La cystectomie radicale

 

 C’est le traitement de référence des tumeurs infiltrantes de la vessie.

 


• Technique

Chirurgie faite par voie abdominale avec une cicatrice médiane verticale Elle consiste a enlever la vessie et son entourage cellulograisseux.
Chez l’homme l’exérèse est étendue à la prostate.
Chez la femme l’exérèse de l’utérus et des annexes est souvent associée.

 

Les dérivations urinaires utilisées sont de 2 types
 • Externe directe (uretère à la peau) ou indirecte par l’intermédiaire d’un segment d’intestin(Bricker).Une stomie permet l’écoulement des urines dans une poche placé sur l’abdomen
 • Dérivation urinaire interne
On confectionne une nouvelle vessie par modelage d’une portion d’intestin

 

• Les suites habituelles

Hospitalisation longue de 10 à 20 jours en moyenne
La reprise du transit intestinal est souvent capricieuse et conditionne la durée d’hospitalisation. Une sonde nasogastrique est généralement nécessaire 48h et des drainages abdominaux également. Dans les cas de remplacements vésicaux la sonde urinaire est laisser 21j.
Une anesthésie post opératoire par péri durale est proposée.

 

• Risques et complications

Risque de saignement Per opératoire nécessitant une transfusion
Risque de trouble érectile important chez les hommes
Risque d’incontinence urinaire dans le cas de neovessie, notamment la nuit
Risque de trouble du transit intestinal et d’occlusion

 

 

Les autres traitements


La chimiothérapie

• Elle est proposée en préopératoire de la cystectomie et augmente ainsi son efficacité.
• L’association d’une résection endoscopique de vessie et de chimiothérapie peut être proposée dans certains cas de tumeur infiltrante dans le cas de protocole de recherche.
• L’association d’une chimiothérapie et de radiothérapie est une alternative a la chirurgie
• Dans les formes métastatiques, elle permet de ralentir l’évolution d la maladie