Une personne malvoyante souffre d’amblyopie organique c’est à dire d’un déficit visuel qui ne peut plus être compensé par de simples verres correcteurs, ni par un traitement médical ou chirurgical.
Il y a Basse Vision quand :
- l’acuité visuelle du meilleur œil corrigé est inférieure à 4/10ème mais supérieure ou égale à 0,5/10ème. - l’atteinte du champ visuel est importante.
Les causes de la malvoyance ou Basse Vision sont multiples et engendrent un handicap particulier plus ou moins lourd.
Voici quelques exemples :
ContexteVéritable problème de santé publique, la Basse Vision concerne en France 1,5 à 2 millions de personnes.Elle induit une perte d’autonomie progressive qui pénalise la personne atteinte, dans ses déplacements, la lecture ou toute activité de la vie courante et qui peut l’amener, en termes de conséquences psychologiques, à l’isolement et au repli sur soi.80% de la population atteinte de Basse Vision a plus de 65 ans.Le vieillissement de la population laisse présager une augmentation dans les prochaines années.Pourtant, malgré son ampleur, la Basse Vision reste méconnue, peu médiatisée et donc peu reconnue dans la société française :- en dehors du cadre normal de dépistage via la médecine scolaire ou la médecine du travail, il n’existe pas de circuit de dépistage véritablement organisé.- il n’existe pas de véritable statut juridique spécifique pour la personne déficiente visuelle.- les remboursements n’ont pas suivis ce fait de société. En dehors de quelques aides financières limitées à quelques cas bien spécifiques, les régimes obligatoires et complémentaires n’offrent pas de prestations en la matière, laissant au patient la presque totalité du financement des aides techniques qui, dans certains cas, sont de haute technologie.
En conséquence, le taux d’équipement est faible. Pourtant, une démarche de prévention organisée et un système favorisant l’accessibilité du matériel aux personnes, permettraient de faire des économies sur les coûts sociaux et médicaux.
La Basse Vision comporte aussi des spécificités qui rendent complexes, pour les professionnels concernés, l’exercice de l’activité.• L’activité basse vision demande du temps, un savoir faire, et une écoute à la hauteur du handicap vécu par le patient. • Elle nécessite des aides techniques spécifiques.• La prise en charge d’une personne déficiente visuelle peut faire intervenir une multiplicité d’interlocuteurs. Seule l’association de compétences multiples permet d’arriver à un résultat tangible.Quelques aides techniques LES AIDES PRATIQUESMagazines ou livres en gros caractères, téléphone à larges touches, pupitre de lecture, miroirs grossissants, guide chèque… LES LOUPESLoupes à main ou loupes à poser pour une lecture plus confortable, loupes à éclairage halogène (ou néons), loupes montées sur bras articulé pour les travaux minutieux, etc… LES FILTRES PROTECTEURSAdaptés pour un usage intérieur ou au soleil, ils protègent les yeux sensibles de la lumière vive et permettent souvent une appréciation plus précise des formes et des contours. LES AIDES INFORMATIQUESPour l’aménagement des postes de travail en entreprise ou à domicile : claviers agrandis, logiciels d’agrandissement, synthèse vocale… AIDES OPTIQUESLes systèmes optiques grossissants s’adaptent aux différentes distances d’utilisation : vision de loin (spectacle, télévision…) ou vision de près (lecture, travaux minutieux). Montés sur lunettes, ils libèrent les mains de leur utilisateur. LES AIDES ÉLECTRONIQUESLes téléagrandisseurs permettent l’accès à la lecture et à l’écriture aux personnes qui recherchent de forts grossissements. Existent sous forme classique ou sous forme de système portable. Les Opticiens Mutualistes et la basse visionDepuis de nombreuses années, la Mutualité Française s’est intéressée à ce phénomène peu connu et mène des actions d’information, de prévention et de sensibilisation auprès des adhérents des mutuelles et du grand public.De plus, le réseau des Opticiens Mutualistes dispose, parmi ses 470 magasins, d’une centaine d’espaces dédiés à la basse vision. Dans la Loire, quatre centres mutualistes peuvent accueillir des personnes atteintes de ces maladies oculaires à Saint Etienne, Saint Chamond, Firminy et La Talaudière.Des opticiens, formés à la basse vision, informent les patients et leur proposent des solutions adaptées à leurs besoins, des aides techniques leur permettant d’utiliser au mieux leurs capacités visuelles restantes et améliorant leur vie quotidienne.
Quelques aides techniques
LES AIDES INFORMATIQUESPour l’aménagement des postes de travail en entreprise ou à domicile : claviers agrandis, logiciels d’agrandissement, synthèse vocale…
AIDES OPTIQUESLes systèmes optiques grossissants s’adaptent aux différentes distances d’utilisation : vision de loin (spectacle, télévision…) ou vision de près (lecture, travaux minutieux). Montés sur lunettes, ils libèrent les mains de leur utilisateur.